Archives des Campagnes du Quarantenaire (2006) : Changeling, le Songe

Dreaming in Brussel

Petite présentation de la gamme
Changelin : le Songe c’est donc un des univers contemporains proposés par White Wolf. Il nous explique qu’il y a fort longtemps, l’Arcadie (le monde des fées) a quitté notre monde (devenant trop Banal), emportant avec lui ses enfants et laissant des centaines d’autres derrière lui, orphelins. Les Changelins (car c’est ainsi que l’on nomme les fées) restés sur Terre ne doivent leur survie qu’au fait qu’ils s’incarnent dans un corps humain afin de se préserver de la Banalité (ce qui incarne notre esprit de raison).
Le monde continue d’évoluer et, en 1969 un grand événement a lieu, des centaines de sidhes (une race de Changelin, mais surtout les seuls à avoir fui en Arcadie) se retrouvent renvoyés sur Terre, dans un monde complètement différent que ce qu’ils avaient connu. Le pourquoi de leurs retours, les conséquences que cela implique et la cohabitation entre les deux mondes sont autant de thèmes évoqués dans le livre de base et abordés en détails par la suite dans divers compléments.
Introduction
Prenons, enfin je prendrai, un moment pour juste savourer les mots qu’évoquent Changelin : le Songe. Changelin c’est une de mes deux arlésiennes, un peu mon alpha de ce que j’ai jamais bien maîtrisé un jour et mon oméga parce que je finirai (et je me le suis promis… Et un serment c’est un serment surtout devant Changelin) de maîtriser par lui. Changelin, c’est le jeu sorti du chapeau de White Wolf et du Monde des Ténèbres qui m’a fait basculer du côté onirique de la Force.
Il a tout pour me plaire : un thème fort qui est la confrontation de créatures mythiques à la banalité de notre monde moderne, un monde féodal peuplé de jeux politiques entre les nobles, une révolte de roturiers à l’affût d’une vraie reconnaissance, des adversaires aussi variés que des frères déchus jusqu’aux humains trop ancrés dans le réel pour seulement accepter la magie… Tout cela servi dans un écrin de couleurs à faire romancer n’importe qui !
Et je ne vous parle pas en détail des maisons parce que… Il y a les Dougall au génie inventif made in steampunk, les Liam prisonniers de leur amour pour les humains, les Gwyddion si dignes et si honorables qu’ils en sont insupportables… Changelin c’était juste un amour qui se devait de durer et la confirmation qu’il y a un avant et un après le coup de cœur.
Préparation
Là on commence, enfin, à parler préparation sérieuse. L’objectif n’est donc pas, dans cette campagne, de donner une trame générale préétablie. Je prends donc le soin de créer les gros PNJ de la ville et de la Belgique (oui j’étais motivé… Bon après pour les autres villes que Bruxelles, on reste aux gros gros PNJ mais ils y sont), je leur trouve même des images tellement je suis dedans et surtout plutôt qu’un scénario c’est un amas de relations et d’influences auquel je donne forme.
C’est ma première campagne bac à sable, rien n’est réellement écrit si ce n’est ce qui peut arriver et les joueurs sont libres de faire mais totalement ce qu’ils veulent (tant qu’ils ne quittent pas la Belgique mais même là, j’ai fait une entorse, c’est dire). Cette formule est, encore actuellement, ma formule favorite et me donne les meilleurs souvenirs. Le jeu est intense et nourri des volontés de mes joueurs et le résultat ne peut être qu’unique car créé par une table à un moment x dans un contexte y. En gros, même aujourd’hui, j’ai une boule dans la gorge en repensant à ma campagne et puis voilà.
Petit addenda au son des violons : première campagne où je crée les personnages avec les joueurs. Dans le contexte bac à sable, c’est pour moi, nécessaire. Ils sont par définition acteurs du destin du monde. Les plonger dans les intrigues par leur liens établis (ce qui n’empêche pas qu’ils sont libres d’évoluer comme ils le veulent) empêche le consensus et crée une dynamique forte.
Déroulement
Dreaming in Brussels n’a pas d’intrigue obligée mais les premières parties amènent rapidement un ton qui va rester gravé.
L’exploration de la banalité (ce qui fait qu’un Changelin oublie jusqu’à sa propre nature) et de ses conséquences va devenir un des thèmes majeurs. Des amis des PJ (Et puisqu’il n’y pas d’intrigue, c’est bien l’interaction qui est mise en avant) vont y succomber et le deuil sera joué. Deuil qui s’accompagne aussi de l’héritage et de ce qu’on est prêt à faire au nom du souvenir.
L’amour aussi, dans sa sauvagerie mais aussi dans sa beauté, sera de la partie. Des amants se cachent et font des serments qui vont changer le monde (à nouveau des PNJ dans ce cas, mais la découverte de cet amour donnent des clefs de compréhension aux PJ sur ce qui se passe). J’explore l’amour destructeur entre un PJ et un PNJ et lui donne cette saveur de fin du monde.
Et enfin, l’exaltation de défendre un monde jeune face à l’oppression d’un monde plus ancien et mourant. Ici incarné le Roi Songe, un Dragon Roi de France, avide de dévorer le rêve pour lui-même rester en vie, et de l’autre côté, un Royaume des Tulipes (C’est la Hollande et c’est dans le canon de White Wolf – le dragon, j’ai improvisé) qui désire prendre le contrôle du Duché de Belgique pour ses propres intérêts.
Tout cela s’est mêlé dans une coloration unique et s’est même décliné sur une suite (Que je ne décrirais pas ici car moins importante) et m’a convaincu de l’importance de mettre les joueurs au cœur de mes intrigues, et de partir du principe qu’une histoire ne vaut la peine d’être racontée que si elle vient du personnage ou ne dépend au final que de lui.
En conclusion
Changelin, c’est ma première “réussite”, mon premier succès à mon cœur. Le jeu est certes d’une lourdeur de règles à pleurer et d’une foultitude de secrets totalement inutiles, il fait oublier tout ça pour son monde riche de promesses.
Et pour le fun fact, la campagne était, à l’origine, prévue pour être jouée par forum. Seulement, faute de temps, le cadre et le reste avaient été mis en place sans que j’arrive à savoir où je voulais en venir. Pour le même prix, tout le travail aurait été vain et je n’en aurais plus jamais parlé… Seulement le destin m’a donné envie de le ressortir pour ma table et a eu le chemin que vous lisez là !

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